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HISTOIRE DES PREMIÈRES NATIONS
"Ce n'était pas nous les sauvages"











Benjamin Franklin
1706 - 1790

Franklin a écrit ce qui suit après qu'un grand groupe d'Indiens innocents ait été massacré à cause des actions commises par des membres d'une autre tribu :

« Si un Indien me blesse, est-ce qu'il s'ensuit que je peux me venger de cette blessure sur tous les Indiens?

« Il est bien établi que les Indiens sont de différentes tribus, nations et langues, tout comme les Blancs.

« En Europe, si les Français, qui sont des Blancs, blessent des Hollandais, doivent-ils se venger sur les Anglais, parce qu'ils sont Blancs eux aussi ?

« Le seul crime de ces pauvres misérables semble être d'avoir une peau brun rougeâtre et des cheveux noirs ; et il semble que certaines personnes de ce genre aient assassiné certaines de nos relations.

« S'il est juste de tuer des hommes pour une telle raison, alors, si un homme au visage tacheté de rousseur et aux cheveux roux tue ma femme ou un de mes enfants, il serait juste que je me venge en tuant tous les hommes, femmes et enfants aux cheveux roux et tachetés de rousseur que je pourrais rencontrer par la suite, n'importe où. »


Les Commandements paradoxaux
par le
Dr. Kent M. Keith

Les gens sont déraisonnables, illogiques et égocentriques. Aimez-les quand même.

Si vous êtes désintéressé, les gens vous prêteront des motifs égoïstes et calculateurs. Soyez désintéressé quand même.

Si vous réussissez, vous gagnerez de faux amis et de vrais ennemis. Réussissez quand même.

Le bien que vous faites aujourd'hui sera oublié demain. Faites le bien quand même.

L'honnêteté et la franchise vous rendent vulnérable. Soyez honnête et franc quand même.

Ceux qui voient grand peuvent être anéantis par les esprits les plus mesquins. Voyez grand quand même.

Les gens aiment les petites gens, mais préfèrent suivre les puissants. Luttez pour les petites gens quand même.

Ce que vous avez mis des années à bâtir peut être détruit du jour au lendemain. Bâtissez quand même.

Les gens ont besoin d'être secourus, mais certains se retourneront contre vous si vous les aidez. Aidez-les quand même.

Si vous donnez au monde le meilleur de vous-même, vous risquez d'y laisser des plumes. Donnez le meilleur quand même.

© Copyright
Kent M. Keith 1968, renouvelé en 2001

Mère Teresa avait en si haute estime les Commandements paradoxaux qu'elle en a mis une version sur le mur de la maison de ses enfants à Calcutta, avec l'ajout suivant :

Vous voyez, en dernière analyse, c'est entre vous et Dieu. De toute manière, cela n'a jamais été entre vous et eux.


Prière des Premières Nations
Auteur inconnu

Je te donne cette seule pensée à retenir - je suis toujours avec toi - je ne dors pas.

Je suis un millier de vents qui soufflent ; je suis le diamant qui scintille sur la neige ;

Je suis la lumière du soleil sur les grains mûrs, je suis la douce pluie d'automne.

Quand tu te réveilles dans la précipitation du matin, je suis la précipitation rapide et édifiante

d'oiseaux tranquilles en vol circulaire. Je suis les douces étoiles qui brillent la nuit.

Ne me perçois pas comme parti - je suis toujours avec toi - à chaque nouvelle aube.


 
Ce n'était pas nous les sauvages

Histoire des Premières Nations

Ce n'était pas nous les sauvages

Troisième édition

Remerciements

Je remercie ma femme, Patricia, qui a apporté son amour et son soutien pendant les quatre années qu'a duré la réécriture de la nouvelle édition de ce livre. L'aide qu'elle m'a accordée lorsque j'en ai eu besoin est inestimable.

Donald M. Julien a été une source clé et il mérite un remerciement particulier. Sans son soutien et son aide, le manuscrit aurait pris deux fois plus de temps à compléter. Ses connaissances et le matériel de recherche qu'il a rassemblés au fil des ans ont été d'une valeur inestimable pour la rédaction de cette histoire.

Vernon Gloade a réalisé les dessins, figurant dans ce livre, qui décrivent avec justesse les situations auxquelles les Mi'kmaq ont été confrontés dans leur lutte pour la survie. Merci Vernon !

Douglas Beall, mon rédacteur en chef, est également un ami qui mérite d'être félicité et remercié pour les efforts considérables qu'il a déployés afin d'aider à identifier les sources de l'édition originale. Un grand merci également aux nombreuses autres personnes qui m'ont apporté leur soutien et leurs encouragements.

Pour la traduction française, je tiens à remercier tout particulièrement un ami généreux qui réside au Québec, Jean-François Cyr, qui a fait don de ses talents de traducteur, rendant ainsi possible cette version française.

Il serait également regrettable de ma part de négliger de mentionner une très gentille dame originaire de France, la regrettée Nicole Jones, qui a traduit l'édition originale, quoique cette traduction n'a jamais été publiée.

Enfin, lors de la révision approfondie de Savages, Geoffrey Plank, de l'Université de Cincinnati, a apporté des données précieuses et son aide a été très appréciée.

Je remercie le Grand Esprit de m'avoir envoyé de si bons amis !

NOTE : Trois éditions de « We Were Not the Savages » ont été publiées en anglais en 1993, 2000 et 2006. L'édition de 1993, publiée par Nimbus, a été épuisée en 1996. Une édition entièrement révisée, avec de nombreuses nouvelles informations, a été publiée par Fernwood Publishing en 2000 - elle est maintenant épuisée. En 2006, la nouvelle édition mise à jour, avec beaucoup de nouvelles données, a été publiée par Fernwood. La traduction française de l'édition 2006 est publiée par Bouton d'or Acadie, en mai 2020. Voici un aperçu du contenu et des critiques.

Daniel N. Paul


ISBN: 978-2-89750-197-6 (papier)
ISBN: 978-2-89750-198-3 (PDF)
ISBN: 978-2-89750-199-0 (ePub)

Ce n'était pas nous les sauvages relate l'histoire de la quasi-disparition, du point de vue des Mi'kmaq, des anciennes Premières Nations démocratiques d'Amérique du Nord, causée par l'invasion européenne des Amériques, avec un regard particulier sur les Mi'kmaq. Bien que d'autres nations européennes, l'Espagne entres autres, aient été impliquées dans le massacre, cette histoire expose en détail les actions d'une seule, la Grande-Bretagne.

Il n'est pas difficile de prouver la culpabilité de la Grande-Bretagne, car les fonctionnaires coloniaux britanniques, tout en représentant la Couronne, ont consigné dans les moindres détails les horreurs qu'ils ont commises. En lisant les registres laissés par ces individus, on a l'impression qu'ils étaient fiers des crimes barbares contre l'humanité qu'ils commettaient alors qu'ils s'appropriaient, par la force brutale, les propriétés des peuples souverains des Premières Nations. D'après ce que je sais de ce qu'ils ont fait, je peux, sans crainte d'être contredit par des hommes et des femmes de bonne conscience, la décrire par une sauvagerie non civilisée.

Ce qui suit énumère quelques-unes des méthodes qu'ils ont utilisées pour débarrasser la terre de ses propriétaires légitimes : des primes pour les scalps humains, y compris ceux des femmes et des enfants, des massacres, des famines et des guerres bactériologiques. Ces cruelles méthodes britanniques de destruction étaient si efficaces que les Britanniques ont failli atteindre leur objectif de nettoyage ethnique. Sous leur occupation, toutes les civilisations nord-américaines ont été gravement détériorées, beaucoup ont été éliminées et près de 95 % de la population a été exterminée.

Il est d'ailleurs presque impossible de comprendre comment les citoyens des Premières Nations ont pu survivre à la barbarie horrible imposée par les envahisseurs européens. Le fait que certains peuples des Premières Nations d'Amérique du Nord aient survécu aux plus grands efforts de leurs tortionnaires pour les exterminer - de 1497 à 1850, en allant de la famine au génocide, et du milieu des années 1800 au milieu des années 1900, en subissant la malnutrition sous la domination du Canada et des États-Unis - témoigne du courage tenace de nos ancêtres et de leur foi dans le Grand Esprit.

Aujourd'hui, bien que la famine et la malnutrition aient été en grande partie éliminées, le racisme systémique inculqué à la majorité des Caucasiens est toujours répandu par la propagande coloniale diabolisante qui dépeint nos ancêtres comme les ultimes sauvages sous-humains. En témoigne le niveau de discrimination qui subsiste et qui constitue un très lourd fardeau à porter pour nos peuples.

Il est intéressant de noter que, bien que les deux pays prétendent être des pays compatissants dont la justice pour tous est une valeur fondamentale, le Canada et les États-Unis ne font aucun effort viable pour remplacer la propagande coloniale diabolisante par la vérité. C'est la raison pour laquelle j'ai écrit We Were Not the Savages, c'est ma modeste tentative de diffuser le plus de vérité possible.

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Critique de Ce n'était pas nous les sauvages pour Rambles.Net par Alicia Karen Elkins

Ce n'était pas nous les sauvages : Le choc entre les civilisations européennes et autochtones
Daniel N. Paul (Fernwood, 2006)

Ce n'était pas nous les sauvages est le livre d'histoire autochtone que j'espérais voir écrit. Son auteur des Premières Nations a utilisé les archives des Européens pour prouver leurs actes ignobles et montrer que, en comparaison des Mi'kmaq, les Européens étaient des sauvages sans dignité. Daniel N. Paul place l'histoire sous le microscope et elle ne ressemble en rien aux manuels d'histoire utilisés dans toute l'Amérique du Nord.

Permettez-moi de souligner à nouveau que M. Paul a utilisé les archives de l'homme blanc, on ne peut donc pas prétendre qu'il a déformé les faits.

L'auteur déclare que son but est de « convaincre la société majoritaire d'utiliser tout le pouvoir dont elle dispose pour que le Canada répare de manière significative les horribles torts du passé. » Dans son avant-propos, il souligne que le Canada a maintenu ces horreurs sous silence pendant des siècles.

Je crois qu'il a fait sauter le couvercle de la boîte de Pandore canadienne ! Il a frappé à plusieurs reprises du côté « sud de la frontière » de notre continent pour illustrer comment les Autochtones canadiens voyaient ce qui arrivait aux Autochtones américains et développaient une méfiance et un mépris salutaires envers les Blancs. Parallèlement, le gouvernement canadien suivait l'exemple américain. À titre d'exemple, Cornwallis a émis sa prime pour les scalps conformément à la pratique américaine.

Ce sont 400 pages d'histoire comme vous ne l'avez jamais lue. Après avoir présenté la culture, le gouvernement, les croyances et le mode de vie des Mi'kmaq d'avant Colomb (et les avoir comparés à ceux des Européens), l'auteur nous emmène dans un voyage à travers les siècles, des années 1600 à nos jours. Son style d'écriture est magnifique. C'est presque comme s'il disait : « Viens, assieds-toi ici et laisse-moi te montrer une histoire. » Il poursuit son récit bouleversant à travers les époques et les étapes avec une parfaite fluidité.

Ce n'était pas nous les sauvages est un livre très impressionnant. C'est l'œuvre d'un génie ! Il s'agit d'une œuvre littéraire impressionnante que tout passionné d'histoire devrait posséder.

Daniel N. Paul est né dans la réserve d'Indian Brook, en Nouvelle-Écosse. Il est juge de paix pour la province et commissaire à la Commission de police de la Nouvelle-Écosse. Il était employé par le ministère des Affaires indiennes de 1971 à 1986. En 1986, il est devenu le directeur exécutif fondateur de la Confederacy of Mainland Mi'kmaq.

Vous trouverez des informations sur les achats à droite sur la page d'accueil
http://www.danielnpaul.com/index.html

Page d'auteur Amazon.com pour Daniel Paul http://www.amazon.com/author/www.danielnpaul.com

CRITIQUES

Voici une sélection de traductions de citations tirées de critiques faites par des éducateurs professionnels au sujet des éditions précédentes de « We Were Not the Savages » :

« We Were Not the Savages » est un livre provocateur et excellent. Un ouvrage qui mérite les plus grands éloges. Ce livre est courageux, perspicace, inébranlable et surtout honnête. Et, surtout, il met en valeur nos images positives des Autochtones. »

Barry Jean Ancelet, professeur de français, Université de Louisiane, Lafayette, 15 janvier 2004.

Le professeur Ancelet est un Cajun francophone de Louisiane, né à Church Point et élevé à Lafayette. Il est diplômé de l'Université du sud-ouest de la Louisiane (aujourd'hui l'Université de Louisiane à Lafayette), où il a complété un baccalauréat en français en 1974. Il a ensuite obtenu une maîtrise en folklore à l'Université de l'Indiana en 1977 et un doctorat en Études créoles (anthropologie et linguistique) à l'Université de Provence (Aix-Marseille I) en 1984.

Il est membre du corps enseignant de l'Université de Louisiane à Lafayette depuis 1977. Il a d'abord été directeur du Centre de folklore acadien et créole, puis professeur de folklore et d'études francophones au département des langues modernes dont il est actuellement le président.

M. Ancelet a rédigé de nombreuses communications et publié de nombreux articles et plusieurs livres sur divers aspects des cultures et des langues cajuns et créoles de Louisiane, notamment Cajun and Creole Music Makers (anciennement The Makers of Cajun Music [1984] ; édition révisée, Jackson : University Press of Mississippi, 1999), Cajun Country (Jackson : University Press of Mississippi, 1991), et Cajun and Creole Folktales (New York : Garland Publishing, 1994), ainsi que deux monographies, Capitaine, voyage ton flag : The Cajun Country Mardi Gras (Lafayette : USL Center for Louisiana Studies, 1989) et Cajun Music : Its Origins and Development (Lafayette : USL Center for Louisiana Studies, 1989).

Il a fait office de consultant et de travailleur de terrain pour plusieurs films documentaires, dont Dance for a Chicken de Pat Mire : The Cajun Mardi Gras et Anything I Catch (Tout ce que j'attrape) de Pat Mire : The Handfishing Story, Cajun Crossroads de Karen Snyder, Lâche pas la patate d'Alan Lomax et bien d'autres.

Il a également été producteur associé, avec Zachary Richard, et chercheur principal, avec Carl Brasseaux, pour le film Against the Tide : The Story of the Cajun People of Louisiana de Pat Mire, une production de la Louisiana Public Broadcasting et du département de la culture, des loisirs et du tourisme de Louisiane. Il a été co-commissaire de l'exposition de la Modern Language Association, Linguistic Diversity in the United States, et a été directeur de l'équipe de chercheurs qui a fourni la recherche de base au National Park Service pour le développement des trois centres d'interprétation de la culture acadienne du parc national Jean Lafitte.

Il est membre des Palmes Académiques, en France, et de l'Ordre des Francophones d'Amérique, au Québec.

We Were Not the Savages est un ouvrage obligatoire dans « Imaging the Indians », un cours universitaire préparé et enseigné par M. Ancelet.

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« Je considère que votre livre, We Were Not the Savages, est excellent. C'est même le meilleur sur le sujet - je vous lève mon chapeau !

« Au fil des ans, ayant lu, en rapport avec mes propres écrits, la plupart des sources que vous citez dans votre livre, je suis parvenu, depuis longtemps, à la même conclusion que vous. Il est indéniable que les intrusions blanches partout dans le monde ont été désastreuses pour les peuples indigènes.

Le célèbre livre de Joseph Conrad, Heart of Darkness, est l'un de mes préférés sur le thème de la cupidité européenne ayant régné sans retenue sur un continent - pas celui-ci, mais le même genre de tragédie qu'elle y a engendrée, qui s'est déroulée ici d'un océan à l'autre. »

Dr. Allison Mitcham, professeur émérite, Université de Moncton, 20 octobre 2003.

Le Dr Allison Mitcham a enseigné dans plusieurs universités canadiennes. Avant de prendre sa retraite, elle était professeur de littérature (américaine, anglaise et canadienne comparée) à l'Université de Moncton. Après sa retraite, elle a reçu le titre de professeur émérite de l'Université de Moncton.

Le professeur Mitcham est l'auteure de trente livres (fiction, non-fiction et poésie) et de nombreux articles publiés dans des magazines universitaires et grand public au Canada et aux États-Unis. Sa prose et sa poésie ont fait l'objet d'une anthologie.

En 1994, Mme Mitcham a reçu la médaille du lieutenant-gouverneur de la Colombie-Britannique et le prix de la British Columbia Historical History Federation pour Taku, the Heart of North America's Last Great Wilderness.

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« ...We Were Not the Savages, de Daniel N. Paul, est un récit brillant et douloureux sur la façon dont les Mi'kmaq étaient traités par les Européens...

La conclusion inéluctable de son livre est que si Ottawa et Washington sont si soucieux des droits de l'homme, ils serait temps qu'ils examinent de près ce que nous avons fait aux Mi'kmaq et aux autres tribus. Nous avons forcé l'Allemagne à payer des réparations après la Première Guerre mondiale. Plus récemment, les Suisses ont été incités à indemniser les victimes de l'Holocauste pour des dépôts autrefois détenus dans des banques suisses. De même, les entreprises allemandes accusées de travail forcé pendant la Seconde Guerre mondiale ont été contraintes d'indemniser leurs victimes.

Quand le Canada et les États-Unis commenceront-ils à payer des réparations aux Mi'kmaq et aux autres tribus pour ce que nous leur avons infligé au fil des siècles ? Daniel Paul démontre de façon convaincante que le moment est venu ! We Were Not the Savages est une lecture documentée qui mettra les Américains d'origine européenne très mal à l'aise. Je la recommande vivement. »

Thomas H. Naylor, professeur émérite en sciences économiques, Université de Duke. 19 octobre 2000.

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« ...comptez-moi aussi parmi les défenseurs de votre livre... [le livre] fait perdre le sourire aux Anglais qui prétendent que leur présence coloniale parmi les Indiens était « meilleure » que celle des Espagnols. »

Professeur C. Blue Clark, directeur intérimaire du Native American Legal Center, Université d'Oklahoma. Le 30 novembre 2000.

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« We Were Not the Savages... » est un ouvrage unique, par sa portée chronologique et par l'histoire qu'il raconte, qui couvre en détail les trois derniers siècles de l'histoire des Mi'kmaq. Il est également extraordinaire dans la façon dont il présente une voix spécifique [aux] Mi'kmaq...

Avant la parution de... ce livre, il était courant pour les historiens de minimiser ou même de nier la violence infligée au peuple Mi'kmaq par les colonisateurs européens et euro-américains. Aussi récemment qu'en 1989, les organisateurs d'une conférence sur « Les régions frontalières du Nord-Est » ont synthétisé ce qu'ils pensaient être un consensus naissant sur le processus de colonisation dans les Maritimes : « une interaction pacifique généralisée ou, pour reprendre l'expression de Donald Meinig, une « articulation bénigne » existait entre les différents peuples autochtones et européens de la région. »

Cette œuvre, plus que toute autre publication scientifique, a permis de faire passer ce consensus au second plan. Les politiques de prime sur les scalps sont maintenant reconnues comme un problème historique qui mérite d'être étudié...

Ce livre intéressera particulièrement les lecteurs des États-Unis pour diverses raisons. Premièrement, parce que les débuts de la colonisation dans les Maritimes sont étroitement liés à l'histoire des colonies qui ont donné naissance aux États-Unis ; et, jusque dans les années 1750, les dirigeants politiques de la Nouvelle-Angleterre ont joué un rôle prépondérant dans la direction des affaires coloniales de l'île du Cap-Breton et de la Nouvelle-Écosse. Notre compréhension de la Nouvelle-Angleterre est moindre si nous négligeons sa sphère d'influence plus large. We Were Not the Savages accorde à cette histoire la considération qui lui revient.

En second lieu, les chapitres consacrés aux XIXe et XXe siècles fournissent une base de comparaison détaillée et indispensable à quiconque cherche à comprendre les similitudes et les contrastes entre les États-Unis et le Canada sur les questions relatives aux « Affaires indiennes ».

Et finalement, il est important de reconnaître le fait qu'il y a beaucoup trop peu d'écrits historiques par des auteurs autochtones - très peu en effet qui couvrent une période aussi longue que ce livre.

Geoffrey Plank, professeur associé en Histoire, Université de Cincinnati. Le 7 décembre 2000.

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Critiques de presse et individuelles

Commentaires de trois amis lors du lancement officiel de la nouvelle édition – Mi'kmaq Friendship Centre, Halifax, Nouvelle-Écosse, 14 novembre 2000.

« J'ai été fier et honoré lorsque j'ai reçu un appel de Dan... me demandant d'assister et de prendre la parole lors du lancement de ce livre.... c'est réellement instructif et j'espère vraiment qu'il se vendra bien... Félicitations Dan ! »

Le grand chef Mi'kmaq Ben Sylliboy, 14 novembre 2000

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« Je suis vraiment honoré d'avoir la possibilité d'être ici pour le lancement du livre de Dan. Je n'ai pas eu la chance de lire le livre en entier, mais quand on s'y met, c'est incroyable... mais ce que je voulais mentionner ce soir, c'est Dan Paul, la personne, et ce pourquoi j'ai un tel respect pour Dan Paul.

Je suis quelqu'un de très arrogant et je n'ai pas beaucoup de héros. Actuellement, il y a bien peu de gens que je respecte. Dan Paul est l'une de ces personnes dont je peux dire publiquement que je les admire. Je l'ai entendu parler dans de nombreux endroits et Dan Paul parle toujours de tous les peuples du monde. Il mentionne toujours l'oppression dans sa totalité.

J'ai noté quelque chose que je veux lire (de son livre)... (c'est) la raison pour laquelle j'admire Dan Paul. On trouve ce passage dans le chapitre 13... il parle du racisme et de la centralisation du XXe siècle. Il dit, dans son livre, lorsqu'il parle de l'intolérance, si vous ne le faites pas personnellement, et il cite ici un certain Michael Levine, qui parle de la raison pour laquelle l'intolérance existe... « Si vous n'apprenez pas personnellement à connaître des individus appartenant à d'autres groupes raciaux, religieux ou culturels, vous serez facilement enclin à croire les abominations qui se colportent à leur sujet et avoir peur d'eux »...

Puis Danny poursuit en écrivant : « Si, à l'époque coloniale, les Européens en étaient arrivés à connaître les Autochtones d'Amérique et les Africains et à les accepter comme des égaux au lieu d'adopter les croyances racistes des tenants de la suprématie blanche qui ont assis leur domination totale en décrivant ces deux races comme des sauvages pendant près de cinq siècles, ces peuples de couleur n'auraient pas vécu l'enfer indescriptible qu'ils ont connu »...

Et je crois que c'est une déclaration très, très puissante. Voilà pourquoi je suis vraiment heureux d'avoir la possibilité de participer au lancement du livre de Danny Paul, de lui souhaiter, ainsi qu'à Fernwood Publishing, tout le succès possible et de lui dire que je suis vraiment très fier qu'une personne de Nouvelle-Écosse écrive ce genre de document. »

Rocky Jones, éminent militant des droits de l'homme et avocat afro-néo-écossais, 14 novembre 2000.

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« Au début des années 90, M. Dan Paul a dû prononcer les mêmes mots que Robert W. Stirling, à un moment où lui aussi disait : « Je suis prêt. » Dan s'est attelé à la tâche ardue de faire des recherches et de rédiger les récits historiques du peuple Mi'kmaq, qu'il a intitulés « We were not the Savages ». Le titre en lui-même était un défi, car il fallait prouver tout au long du manuscrit que nos ancêtres Mi'kmaq n'étaient pas les sauvages.

Depuis de nombreuses années, je suis personnellement impliquée dans le domaine de l'éducation, de la maternelle à l'université. Avant de devenir éducatrice professionnelle, mes expériences dans les différents systèmes scolaires, que ce soit le pensionnat indien, l'école publique ou l'enseignement post-secondaire, étaient toutes dépourvues de tout élément positif lié à notre histoire. En fait, je me souviens encore d'une fois où j'ai copié la description d'un Indien sur le tableau noir, une description qui était assurément moins que flatteuse.

En tant que Mi'kmaq, je parle en fonction de mon expérience personnelle et je crois que je parle au nom de beaucoup de nos collégiens qui ont traversé les années du secondaire en ayant des sentiments très négatifs sur eux-mêmes à cause de l'histoire qui est écrite dans les livres. J'ai le sentiment que les récits négatifs contenus dans ces livres se sont avérés préjudiciables au progrès de la nation Mi'kmaq sur le plan social, éducatif, linguistique, économique et spirituel.

Un grand nombre d'entre nous se sont demandé pourquoi les premiers écrivains de l'histoire canadienne n'ont pas reconnu les membres des Premières Nations comme un peuple au lieu de les étiqueter continuellement comme des sauvages. Ils ont rabaissé leur spiritualité et leurs traditions, les dépouillant ainsi de leur dignité humaine et de leur estime de soi. Il en est résulté la création d'une nation de personnes opprimées et impuissantes.

La nation Mi'kmaq n'est pas la seule à avoir été ainsi diminuée, mais tous les peuples des Premières Nations d'Amérique du Nord ont connu la même dégradation et la même destruction de leur dignité humaine.

L'achèvement de cette édition révisée du livre de Dan, « We were not the Savages », mérite d'être célébré. Les pages de ce livre ont été écrites en voyant par les yeux, l'esprit et le cœur d'un fils de la nation Mi'kmaq.

Ce livre parle au nom de notre peuple et promeut une connaissance, une compréhension et une appréciation véritables. Nos ancêtres n'étaient pas les sauvages, ils formaient en effet un peuple honorable. Lorsque vous lirez les pages de ce document historique, vous conclurez vous aussi que l'histoire des Mi'kmaq représente un peuple honorable.

La lecture des pages de ce livre me permet constamment d'affirmer qu'il est bon d'être une Mi'kmaq. J'aurais tellement aimé que mon père soit encore en vie. Comme il serait fier qu'un tel livre existe. J'aurais également souhaité que ce livre d'histoire existe depuis des années, un livre qui désormais me confère du pouvoir et me remplit d'une grande fierté d'être une Mi'kmaq.

En tant qu'amie, je te félicite, Dan, d'avoir eu le courage de respecter ta vision et d'avoir persévéré dans le défi d'écrire sur notre histoire. Puisses-tu continuer à garder la tête haute et à tenir bon quand les critiques viendront frapper à ta porte.

Max Booren a très justement fait la déclaration suivante qui conclut mon intervention. « Notre première tâche en approchant un autre peuple, une autre culture, une autre religion, consiste à enlever nos chaussures car le lieu est sacré, sinon nous risquons d'oublier que Dieu était là avant notre arrivée. » Félicitations, Dan ! »

Soeur Dorothy Moore, éminente éducatrice Mi'kmaq, 14 novembre 2000.

Motion de félicitations adoptée par la législature provinciale, le 15 novembre 2000 :

Chambre d'assemblée, Nouvelle-Écosse. Motion présentée par l'honorable Jamie Muir, député provincial, Truro-Bible Hill, ministre de la Santé, et adoptée par l'assemblée législative :

-Attendu que l'historien et écrivain Mi'kmaq Daniel N. Paul a officiellement lancé la nouvelle édition du 21e siècle de son livre, We Were Not the Savages, le 14 novembre 2000 ; et

Attendu que ce livre est une perspective Mi'kmaq sur le choc entre les civilisations européennes et autochtones ; et

Attendu que le leadership de Danny Paul en matière de droits de l'homme, en tant que porte-parole et militant, et en tant que bâtisseur de la communauté Mi'kmaq a été largement reconnu, notamment par l'attribution d'un doctorat honorifique par l'Université Sainte-Anne ;

Il est par conséquent résolu que tous les membres félicitent le Dr Danny Paul pour le lancement de la nouvelle édition de We Were Not the Savages, et le remercient pour ses contributions constantes aux droits de l'homme et à la communauté Mi'kmaq. Le 15 novembre 2000

Sélection d'échantillons de commentaires par des critiques professionnels et par le grand public :

« J'ai été profondément touché par la photo de la couverture de votre livre, par le regard de ce vieil homme.

J'ai remarqué le même regard sur le visage de quelqu'un revenant des camps de concentration qui ne pouvait même pas parler de ce qu'il avait vécu. Je pense qu'il disait : « Je suis encore en vie - ils voulaient me tuer, mais je suis encore en vie. »

Le visage de cet homme en haillons, pieds nus, c'est déchirant. Vous n'auriez pu trouver une meilleure illustration de votre texte. Il résume tout ce que vous avez écrit. Vous vaincrez ! »
Nicole Jones, chercheure, 14 octobre 2000.

Merci pour avoir dévoilé la sauvagerie. ... ne sachant rien de cette affaire, je n'ai pas pu donner à (Savages) toute la profondeur de réflexion que je souhaitais, mais je constate qu'il n'a qu'un rapport lointain avec la première édition et qu'il s'agit en effet d'une œuvre nouvelle et beaucoup plus importante... Je suis très impressionné...
Dr Ian Maxwell, MD, propriétaire et éditeur à la retraite de la Little Tancook Island Press, 16 novembre 2000.

Le livre de M. Paul est une révélation qui mérite une place dans les écoles... Le message du nouveau livre est extrêmement touchant. Que l'on soit d'accord ou non avec son contenu, il aura un impact profond sur chaque lecteur...

C'est sans conteste un livre qui devrait être intégré dans le cursus scolaire, à tous les niveaux, en Nouvelle-Écosse et dans tout le Canada...
Joan Jones, chroniqueur indépendant pour le Halifax Herald et militant pour les droits de l'homme, 7 décembre 2000.

...Avec un si grand nombre de livres d'histoire qui consacrent toute mention des Mi'kmaq à un chapitre introductif sur les premiers établissements (européens), ce livre revêt une grande importance dans la mesure où il offre aux lecteurs une perspective différente qui les aidera à approfondir leur vision de la façon dont nous sommes arrivés là où nous sommes aujourd'hui...
Critique de Steve Proctor dans le Halifax Herald, 10 décembre 2000.

L'un des rares livres sur le sujet (Histoire autochtone) écrit par un membre des Premières Nations, We Were Not the Savages expose la vérité sur des personnages historiques idolâtrés et remet en question la civilité d'une société qui honorerait les individus qui ont promu l'extermination de toute une race humaine...

M. Paul explique comment un peuple parvient à persévérer et à survivre en dépit des quatre cents ans d'efforts déployés par une autre civilisation pour l'exterminer.
Revue de presse des nations Mi'kmaq-Malécite, février 2001.

L'auteur Mi'kmaq démystifie la vision occidentale de l'histoire... We Were Not the Savages examine de manière critique l'histoire canadienne, telle que racontée par les conquérants, dans le but de révéler une vérité cinglante et trompeuse sur le processus de colonisation des peuples indigènes par les colons européens...

Daniel N. Paul dévoile une histoire que les Canadiens ont longtemps célébrée collectivement comme étant bénigne, et il s'emploie à détruire le mythe populaire selon lequel le Canada était et continue d'être un pays juste et compatissant...
Tekawennake, critique de Marie-Lauren Gregoire, 7 mars 2001.

Lors de son passage à l'école secondaire St. Patrick's, l'historien Daniel Paul a fait remarquer que « de nombreuses formes de discrimination se produisent en Nouvelle-Écosse, mais personne n'en parle jamais... ». L'histoire canadienne ne manque pas d'exemples.

...M. Paul expliquait : « La Nouvelle-Écosse a la particularité d'avoir connu trois proclamations relatives à la prise de scalps visant le peuple Mi'kmaq, au milieu des années 1700, qui faisaient toutes partie du programme d'extermination du gouvernement britannique envers les peuples indigènes. »

Les remords de notre gouvernement pour ces politiques sont symbolisés par le nom de la Cornwallis Junior High School, en l'honneur du gouverneur britannique qui a joué un rôle clé dans le programme d'extermination...
Shunpiking, IN THE SCHOOLS, Discussion sur les affaires publiques des jeunes, par l'étudiant Jonathan Surovell, avril 2001.

...Le mélange unique de documentation originale, de réflexion et d'analyse personnelles que contient ce livre devrait plaire à tous ceux qui s'intéressent, ne serait-ce qu'un instant, à l'histoire ou à la politique. Le portrait que fait Daniel Paul du traitement brutal que le Canada a réservé dans le passé à ses Premières Nations est passionnant. Il remet également en question, avec la même rigueur, les politiques gouvernementales actuelles.

Si vous souhaitez voir l'histoire du Canada sous une nouvelle perspective et mieux comprendre la situation de ses peuples autochtones, ce livre est important.
Nova Scotian Messenger, Neuscbottlander Bote, critique de Jennifer Wallner, hiver 2001/02.

Revues de presse et individuelles de la version originale de 1993 de We Were Not the Savages, Nimbus, Halifax, NS, 1993 : ISBN 1-55109-056-2.(ÉPUISÉ, ARTICLE DE COLLECTION)

...Il ne s'agit pas d'une histoire plaisante, mais une tentative de génocide ne l'est jamais... C'est plutôt une histoire de tromperie, d'avidité, de brutalité, de sectarisme et d'humiliation. Au bout du compte, c'est toutefois une étude sur la persévérance et la survie. Sunday Daily News, Halifax, Nouvelle-Écosse, 2 janvier 1994.

...Vous cherchez une approche révélatrice du « Nouveau Monde » vu par les Indiens... M. Paul relate l'assujettissement du peuple Micmac. The Bookwatch, San Francisco, janvier 1994.

...Vous trouverez ici les faits qui se cachent derrière des évènements qui font encore la une des journaux aujourd'hui... Boat Harbour. Chronicle Herald, Halifax, Nouvelle-Écosse, 5 novembre 1993.

...Essuyer le sang sur la carte de la Nouvelle-Écosse... L'auteur et leader politique micmac Dan Paul voudrait effacer certains noms de la carte de la Nouvelle-Écosse... Le général Jeffrey Amherst... Lord Cornwallis... Charles Lawrence. Globe and Mail, Toronto, 18 décembre 1993.

...Votre œuvre constitue une contribution précieuse à la littérature néo-écossaise, indépendamment du message stimulant qu'elle véhicule. L'honorable Lorne Clarke, juge en chef de la Nouvelle-Écosse, Cour suprême, Halifax, 12 janvier 1994.

...J'ai commencé à lire... votre livre... Je me suis tellement mise en colère que j'ai dû le poser pour le terminer plus tard. « Félicitations ! » Il fallait bien que quelqu'un le fasse et vous l'avez bien fait. Isabelle Tony Shay, auteure de « Out of the Deep », Toronto, le 12 janvier 1994.

...Vous avez réalisé une œuvre magistrale, érudite, complète et très précieuse avec « We Were Not the Savages » et je vous félicite très sincèrement. Ian Maxwell, éditeur de la Little Tancook Island Press, Chester, Nouvelle-Écosse, 6 janvier 1994.

...Il y a quelques années, j'ai visionné une réunion-débat regroupant des membres de diverses minorités, notamment un Noir et un Mi'kmaq. Le représentant des Mi'kmaq déclara que dans les premiers temps de la colonisation européenne, les Noirs étaient des esclaves, mais que les siens étaient encore moins que des esclaves...

...Sur le moment, je n'ai pas compris ce qu'il voulait dire. Je me demandais ce qui peut être moins qu'être la propriété de quelqu'un, une marchandise qu'on achète et qu'on vend comme un cheval ou une vache. Puis, dans votre livre, au chapitre intitulé « Au bord de l'extinction », j'ai lu comment les vôtres avaient été systématiquement amenés à mourir de faim. Un esclave est au moins nourri pour la simple raison que son propriétaire a tout intérêt à le garder en vie afin que sa propriété conserve sa valeur marchande comme esclave...

...Grâce à vous, je sais maintenant ce que signifie « être moins qu'un esclave » - de ne pas même avoir la valeur d'un bien mobilier humain ou d'une propriété... Je sais que j'en apprendrai davantage en terminant le livre, mais pour l'instant, je recommanderais que cette lecture soit obligatoire dans toutes les écoles de Nouvelle-Écosse. Charles Saunders, chroniqueur, The (Halifax) Daily News, 2 février 1994.

...son œuvre est trop bien documentée pour être écartée. Ceux d'entre nous qui sont d'origine britannique doivent désapprendre un grand nombre de choses qui passaient pour de l'histoire lorsque nous étions à l'école et examiner attentivement les agissements de certains de nos ancêtres. E.E. Cran, critique littéraire, New Brunswick - Telegraph Journal, 9 avril 1994.

...Il y a bien des SI dans la vie. Je ne peux m'empêcher d'imaginer le beau pays dans lequel nous vivrions aujourd'hui si la France ne nous avait pas abandonnés. Avec le respect mutuel qui existait entre les Micmacs et les Acadiens, tout l'Est du Canada compterait des millions de Micmacs et d'Acadiens vivant ensemble dans la prospérité au sein d'une société véritablement démocratique. Léger Comeau, président de la Société Historique Acadienne de la Baie Ste-Marie, 6 avril 1994.

...Un nouveau jour se lève et c'est grâce à vous que l'histoire est enfin racontée au rythme du cœur et de l'âme d'un Mikmaq. Soeur Dorothy Moore, éducatrice micmaque et militante pour les droits de l'homme, 9 novembre 1993.

...co-premier prix du prestigieux City of Dartmouth Book Award récompensant les ouvrages de non-fiction, 21 avril 1994.

...Je vous félicite vivement pour avoir remporté le premier prix conjoint pour les ouvrages de non-fiction lors de la 6e édition annuelle du City of Dartmouth Book and Writing Awards, le 22 avril 1994. Votre livre, We Were Not the Savages, contribue remarquablement à notre compréhension de la longue histoire des Mi'kmaq et des autres peuples des Premières Nations du Canada. William Gillis, procureur général, Nouvelle-Écosse, 26 avril 1994.

...J'ai lu votre remarquable livre pendant mes vacances aux Bermudes, à l'occasion des fêtes de Noël et du Nouvel An, en 1993-94. J'ai renoncé à plusieurs moments agréables sur une île magnifique pour poursuivre la lecture du récit captivant et complet que contient votre livre, relatant une histoire qui n'a été présentée que de manière adaptée dans le passé par des universitaires apparemment bien informés qui n'avaient pas, sans que ce soit de leur faute, votre intuition et vos expériences personnelles.

Le résultat de vos réflexions, expériences, commentaires et conclusions forme un excellent livre qui mérite d'être lu par un large public et d'être abondamment utilisé. Votre livre est un précurseur de nouvelles perspectives et de nouvelles compréhensions. J'espère que les futurs chercheurs, tant au sein de la famille des Premières Nations qu'en dehors de celle-ci, seront inspirés à sélectionner de nouveaux domaines de recherche ainsi que d'anciens domaines à examiner de nouveau. Ce faisant, ils répondront à l'appel que vous lancez dans les deux dernières phrases, demandant de l'aide pour réparer et reconstruire ce qui fut sans aucun doute une civilisation florissante et productive. Dr Bridglal Pachai, directeur exécutif, Commission des droits de l'homme de la Nouvelle-Écosse, 2 mai 1994.

...Votre ouvrage est sans aucun doute un récit fascinant et profondément troublant de l'histoire de la civilisation micmaque et du courage dont elle a fait preuve devant la diversité et les difficultés. Nous pouvons tous apprendre des expériences passées, tant positives que négatives, notamment de l'histoire des injustices et des crimes contre l'humanité dont ont été victimes les Micmacs et autres peuples autochtones... Michel Leduc, conseiller politique, Bloc Québécois, 2 septembre 1994.

Ce n'était pas nous les sauvages

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